C’est un beau trou ca madame

Tous les ans en juillet, en plein milieu de l’hiver de l’hemisphere sud, les temperatures au-dessus de l’antarctique descendent tres, tres bas. Dans l’obscurite permanente de ces latitudes, des nuages stratospheriques polaires (ou “PSC”) peuvent alors se former. Ces nuages contiennent (entre autres) du chlore, provenant des CFC utilises dans les bombes aerosols, qui va par diverses reactions chimiques “manger” notre ozone stratospherique — qu’on appelle plus generalement “couche d’ozone” pour faire joli. Une fois l’hiver passe, le trou se resorbe plus ou moins bien, ce qui se repercute sur l’annee suivante. Evidemment, plus de CFC = plus de PSC = gros trou (il y a d’autres facteurs qui rentrent en jeu, je resume la), et plus le trou est gros plus l’ozone a du mal a se reformer.
Cette annee, le trou dans la couche d’ozone au-dessus de l’antarctique est gros comme l’Europe – un peu plus de 10 millions de kilometres carres.

Jolie image ENVISAT

C’est le troisieme plus gros trou jamais enregistre, apres ceux de 1996 et 2000. Le cote positif : Je ne me lasse pas d’ecrire “trou”.

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