Article dans Nature : incertitudes dans la prediction du climat

Un article par Stainforth et al vient de paraitre dans le journal Nature, dans lequel les resultats de nombreux modeles de prevision climatique (2017 simulations, parait-il) sont regroupes afin d’en tirer un ensemble coherent, et de quantifier l’incertitude sur l’augmentation de la temperature prevue durant le siecle a venir.
En resume, l’article prevoit une augmentation de la temperature entre 2 et 11 degres celsius, une fourchette bien plus large que les 1.4 a 5.8 degres prevus dans le rapport de l’IPCC. Cependant, les auteurs de l’article precisent que l’augmentation la plus probable est comprise entre 2 et 4 degres, et que les temperatures les plus elevees (i.e. les 11 degres) sont tres, tres improbables. En gros, ils ont juste considere davantage de modeles, donc (par la force des choses), obtenu une fourchette de resultats plus large.
C’est un article digne d’interet, mais dangereux : la prevision climatique est un sujet brulant a l’heure d’aujourd’hui, et comme John Fleck le remarque, la plupart des medias s’empressent de verser dans le catastrophisme, style “nous allons tous mourir, les chercheurs le confirment”. Cette attitude sensationnaliste est dangereuse, car c’est une representation erronee des resultats, et donne du grain a moudre au moulin des “climate contrarians”, ceux qui ne croient pas aux previsions climatiques et voudraient bien voir l’ensemble du monde continuer a pomper toujours davantage de petrole dans leurs SUV.
Plus pragmatique, RealClimate.org essaye de repondre a la question suivante : admettons que les previsions a long terme soient fausses, et apres ? Il en ressort que ca ne changerait pas grand-chose. Les observations realisees pendant le vingtieme siecle suffisent a mettre en evidence une influence humaine (anthropogenique) indeniable sur le climat et la temperature.

Advertisements
This entry was posted in Climate, Science and tagged . Bookmark the permalink.